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L'électronique, une science qui nous entoure au quotidien. Découvrons ensemble les bases de cette technologie qui anime notre monde.
L'électronique, c'est simple quand on sait comment s'y prendre. Découvrez nos conseils et astuces pour réussir vos projets.
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23/11/2025
C’est le grand final.
Notre signal a traversé le monde réel, a été amplifié, nettoyé, et notre composant ADC (Convertisseur Analogique-Numérique) vient de le transformer en une longue liste de chiffres binaires. On a tendance à pousser un soupir de soulagement à cette étape. "C'est bon, c'est du numérique, c'est propre."
Erreur.
La donnée brute est un piège. C'est comme si votre ADC avait pris une photo haute définition d'une place de marché bondée un jour de grande affluence, alors que vous ne cherchez qu'une seule chose précise. Si vous donnez cette photo telle quelle à votre système, il est perdu. Il y a trop d'informations. Il y a ce que l'on veut voir... et tout le reste.
Imaginez que la mission de votre microcontrôleur est simple : Trouver la voiture rouge.
Mais sur la photo que l'ADC lui envoie, il n'y a pas que la voiture. Il y a un bus bleu qui passe devant (signal parasite basse fréquence), des bâtiments immenses (composante continue/offset), des gens qui discutent en terrasse, et des pigeons qui volent partout (bruit haute fréquence).
Ces éléments ne sont pas "mauvais" en soi. Ce n'est pas de la "neige" télévisuelle. C'est de l'information réelle, mais pour vous, c'est de la pollution. Si on ne filtre pas, le système risque d'analyser le bus au lieu de la voiture, ou de s'affoler à chaque battement d'aile d'un pigeon.
C'est là qu'intervient le Traitement Numérique du Signal (DSP). C'est l'art de mettre des œillères intelligentes à votre microcontrôleur.
Voyons comment on applique cela techniquement.
Sur notre photo, les pigeons sont gênants. Ils sont petits, rapides, imprévisibles. Ils créent des petits points de détail inutiles qui distraient l'œil. Ce sont des variations rapides et parasites : du bruit haute fréquence.
Pour s'en débarrasser, on ne va pas essayer de les effacer un par un. On va appliquer un léger flou.
La Technique : La Moyenne Glissante (Moving Average) Dans votre code, cela consiste à prendre les X derniers points de mesure et à en faire la moyenne.
Maintenant que l'image est plus nette (ou plutôt, intelligemment floue), un autre problème surgit. Il y a des immeubles en arrière-plan. Ils sont rouges aussi (brique). Mais ils sont gigantesques et immobiles. Ce n'est pas ce qu'on cherche.
De l'autre côté, il y a peut-être une canette de soda rouge par terre. Trop petite.
Votre algorithme doit appliquer une règle de taille stricte : "Si c'est plus gros qu'un camion ou plus petit qu'un chat, je ne regarde même pas."
La Technique : Le Seuillage (Thresholding) C'est une comparaison d'amplitude. On définit une "fenêtre" de validité. Toute valeur en dessous de X volts est considérée comme du bruit de fond (la canette). Toute valeur au-dessus de Y volts est une saturation ou une erreur (l'immeuble). C'est radical, mais cela permet d'éliminer instantanément 90% des fausses alertes.
Il nous reste quelques objets rouges de taille moyenne sur la photo. Est-ce notre voiture ? Ou est-ce une benne à ordures rouge ? Le filtre simple ne suffit plus. Il faut analyser la forme.
Votre système va superposer un calque transparent avec le dessin d'une voiture sur les objets restants.
La Technique : La Corrélation ou Reconnaissance de Forme C'est l'étape la plus coûteuse en calcul, mais la plus puissante. On compare la courbe du signal reçu à un modèle mathématique stocké en mémoire. Si les courbes se superposent bien, on valide : "C'est bien une voiture, pas une moto". C'est ce qui permet d'éviter les "faux positifs".
Le capteur capture des pixels, mais c'est le traitement numérique qui choisit de voir l'image.
Trop souvent, je vois des projets IoT qui échouent non pas à cause du matériel, mais parce que le firmware essaie de traiter "toute la photo" au lieu de chercher la voiture.
Résultat : le processeur surchauffe, la batterie se vide, et les données envoyées au cloud sont incohérentes.
Depuis mon bureau à Aix-en-Provence, je prône toujours la sobriété numérique : nettoyez le signal avant de l'interpréter.
Et vous ?
Dans vos firmwares, vous êtes plutôt du genre "filtre passe-bas rapide" (le flou artistique) ou grosse "reconnaissance de forme" (l'analyse complète) ?
Dites-le-moi en commentaire !
Besoin d'y voir plus clair ?
Si votre signal ressemble à une photo prise de nuit sous la pluie et que vous n'arrivez pas à en tirer des données fiables, contactez-moi.
Nous regarderons ensemble comment régler la "mise au point" de vos algorithmes.
16/11/2025
Bienvenue dans la quatrième étape de notre voyage au cœur de l'électronique.
Si vous suivez nos chroniques depuis Aix-en-Provence, vous savez que nous avons déjà parcouru du chemin. Le signal (notre foule de visiteurs) a été capté par un capteur, amplifié pour être visible, et nettoyé de ses impuretés par nos filtres.
Mais nous arrivons maintenant face à un mur linguistique infranchissable.
D'un côté, nous avons le monde réel (Analogique) : c'est une vague continue, fluide, faite de nuances infinies de tension. C'est l'enthousiasme de la foule qui monte et descend sans à-coups. De l'autre, nous avons le cerveau du système (le Processeur) : un bureaucrate rigide qui ne comprend que deux états, des 0 et des 1. Le "tout ou rien".
Comment faire dialoguer cette foule vivante avec ce comptable numérique ? Il nous faut un traducteur. Il nous faut un Convertisseur Analogique-Numérique (ADC).
Pour comprendre ce composant critique, nous allons pousser la porte de la grande galerie de notre musée imaginaire et observer un personnage très particulier : l'Artiste Mosaïste.
Imaginez que le Directeur du musée (votre microcontrôleur) soit enfermé dans un bureau sans fenêtre. Il veut savoir exactement ce qui se passe dans la galerie principale, mais il refuse de regarder la vidéo en direct. Il exige un rapport sous forme de grille chiffrée.
Il engage donc un Mosaïste et l'installe sur un balcon surplombant la foule.
La mission du Mosaïste est titanesque : il doit reproduire le mouvement fluide et continu de la foule (le signal analogique) en utilisant uniquement des petits carreaux de céramique (les bits numériques) posés sur une grille.
Ce Mosaïste est confronté à deux contraintes physiques absolues qui vont définir la qualité de votre système électronique : le Temps et l'Espace.
La première contrainte de notre artiste, c'est qu'il ne peut pas poser des carreaux en continu. Il doit lever la tête, observer la foule, baisser la tête, et poser un carreau. Il répète ce geste à un rythme régulier.
C'est ce qu'on appelle la Fréquence d'Échantillonnage (Fs).
Imaginez que notre Mosaïste soit un peu paresseux. Il décide de regarder la foule seulement une fois toutes les heures (fréquence faible).
En électronique, c'est le phénomène de repliement de spectre (Aliasing). Si vous n'échantillonnez pas assez vite (au moins deux fois plus vite que la variation la plus rapide du signal, selon le théorème de Nyquist-Shannon), vous créez une fausse réalité. Votre processeur va interpréter du bruit haute fréquence comme un signal basse fréquence.
Pour capturer chaque détail, notre Mosaïste doit être frénétique. S'il pose 1000 carreaux par seconde, il capturera le moindre mouvement de bras d'un visiteur.
La taille de la grille temporelle détermine la bande passante de votre système.
Une fréquence d'échantillonnage élevée demande un ADC rapide et génère beaucoup de données. C'est comme demander au Mosaïste de travailler à la vitesse de la lumière : ça coûte cher et ça fatigue (consommation d'énergie).
Maintenant que notre artiste a le bon rythme, il doit choisir la couleur de son carreau pour représenter le niveau d'excitation de la foule (la tension).
Dans la réalité, l'excitation est infiniment nuancée. Un visiteur peut être "un peu content", "moyennement ravi", ou "subtilement intrigué".
Mais notre Mosaïste a un budget limité pour ses carreaux.
C'est la Résolution (le nombre de bits).
L'artiste fauché (8-bit)
Imaginez que l'artiste n'ait le droit d'utiliser que quelques nuances de bleu basiques.
C'est l'erreur de quantification. Le signal est "haché", pixélisé. On perd les micro-variations.
L'artiste de luxe (24-bit)
Donnons maintenant à notre artiste une palette de millions de nuances (un ADC 24 bits).
Tableau Comparatif : Choisir sa palette
| Type d'ADC | Analogie Mosaïque | Application Réelle |
| 8-bit | Boîte de 8 crayons de couleur. Grossier mais rapide. | Microcontrôleurs basiques, surveillance batterie simple. |
| 12-bit | Boîte de 72 crayons. Bon compromis standard. | La majorité des capteurs industriels, IoT. |
| 24-bit | Nuancier Pantone complet. Précision extrême. | Audio haute fidélité, balances de précision, sismographes. |
En tant que concepteurs électroniques, nous cherchons toujours le "Saint Graal" :
une mosaïque ultra-fine (haute fréquence) avec des couleurs parfaites (haute résolution).
Mais dans la vraie vie, tout a un coût.
Le secret d'un bon système, c'est le pragmatisme. Il ne sert à rien d'utiliser une palette 24 bits si le signal d'entrée est bruité (si la foule est chaotique et poussiéreuse). Vous ne feriez que numériser du bruit avec une très grande précision !
L'ADC ne capture jamais la réalité parfaite. Comme notre Mosaïste, il en crée une approximation "pixélisée".
Votre rôle, c'est de choisir une grille assez fine (échantillonnage) et une palette assez riche (résolution) pour que le processeur — et l'utilisateur final — ne voient pas la différence avec le réel. C'est l'art de faire entrer le monde physique dans la logique numérique sans perdre l'âme du signal.
Le mot de la fin depuis Aix-en-Provence
Avez-vous déjà eu un projet où l'ADC était mal dimensionné ?
Peut-être avez-vous choisi une résolution trop faible qui a transformé un signal précis en une "bouillie de pixels" inutilisable ? Ou à l'inverse, un échantillonnage excessif qui a noyé votre processeur sous les données ?
Racontez-moi vos batailles de conversion en commentaire !
Ou si vous avez besoin d'aide pour calibrer le "Mosaïste" de votre prochain projet IoT, je suis toujours disponible autour d'un café (réel, pas numérique) à Aix.
08/11/2025
Vous avez passé des heures à choisir le capteur de température parfait. Vous le branchez, lancez l'acquisition, et là... c'est le drame. Votre microcontrôleur, qui attend sagement une valeur stable autour de 20°C, reçoit une avalanche de données : 20.1°C, 19.8°C, 20.3°C, 19.7°C. Votre mesure "vibre" comme un sismographe pendant un tremblement de terre.
C'est un classique. Votre circuit est victime du "bruit" : le 50Hz du secteur, les commutations de l'alimentation, le Wi-Fi, le Bluetooth... tout cet environnement électromagnétique parasite vient "crier" par-dessus le murmure de votre capteur.
Le risque ? Un système qui devient fou. Un thermostat qui déclenche le chauffage et la climatisation dix fois par seconde. Des données inutilisables.
Avant de jeter votre capteur par la fenêtre, si je vous disais que la solution est l'un des circuits les plus fondamentaux de l'électronique ? Et pour la comprendre, pas besoin d'aller plus loin que... votre cuisine.
Imaginez que vous vouliez faire un gâteau. La recette demande 200g de farine. Mais en ouvrant le sac, vous constatez un problème : votre farine (l'information utile, vos 20°C) est mélangée à des grumeaux durs, des mottes de terre séchée et même quelques petits cailloux (le bruit, les parasites haute fréquence).
Si vous versez ce mélange directement dans votre bol, votre gâteau sera immangeable. Vous n'obtiendrez jamais une mesure fiable.
Vous avez besoin d'un FILTRE. Et le filtre le plus simple et le plus palpable du monde, c'est un tamis.
La mission de votre tamis est simple :
C'est exactement ce que fait un filtre passe-bas. Il laisse passer les fréquences basses (la farine) et bloque les fréquences hautes (les grumeaux).
En électronique, ce tamis se fabrique avec un duo incroyablement simple : une Résistance (R) et un Condensateur (C).
Visualisons le processus de tamisage avec nos deux composants :
Le résultat ? Dans le bol de sortie, vous n'avez plus que la farine fine et lisse. Le duo RC a filtré votre signal. Il a laissé passer le flux lent et stable (le "passe-bas") et a bloqué l'agitation rapide et soudaine (le "haute-fréquence").
L'analogie est belle, mais comment cela se traduit-il sur votre carte électronique ?
Que font (vraiment) R et C ?
Le "filtrage" n'est pas binaire (tout ou rien). Il y a une zone de transition, définie par la fréquence de coupure (fc). C'est la fréquence à laquelle le filtre commence vraiment à atténuer le signal (à bloquer les grumeaux).
Elle se calcule très simplement :
R est la valeur de votre Résistance (en Ohms).
Le choix de R et C est donc crucial. Vous devez calculer votre fréquence de coupure pour qu'elle soit :
Cette valeur RC est aussi appelée la constante de temps (Tau, τ). Elle représente la "lenteur" de votre filtre. Plus τ est grand, plus votre filtre est lent et plus il lissera le signal (mais il sera aussi plus lent à réagir à un vrai changement).
La prochaine fois que vous verrez un signal "vibrer", ne le voyez plus comme un problème, mais comme un sac de farine plein de grumeaux. Le filtre RC passe-bas est votre tamis de confiance.
Filtrer, ce n'est pas perdre de l'information ; c'est simplement enlever les grumeaux pour révéler le signal qui compte vraiment.
En choisissant judicieusement votre entonnoir (R) et votre tamis-amortisseur (C), vous transformez une cacophonie en une donnée fiable, permettant à votre système de prendre enfin des décisions sereines.
La gestion du bruit est un art. Que vous soyez un passionné d'IoT sur le plateau de l'Arbois ou un industriel développant un produit critique près d'Aix-en-Provence, ce petit circuit RC est souvent la première ligne de défense.
D'ailleurs, dans vos propres conceptions, face à un signal bruité, êtes-vous plutôt :
Partagez votre approche et vos défis préférés dans les commentaires ! Et si vous avez un projet qui a besoin d'être "tamisé", contactez D4U blog pour en discuter.
01/11/2025
une analogie pour mieux comprendre.
un témoin (votre Capteur) qui murmure une information vitale (vos données) à un commissaire (votre Processeur).
Le problème ? La pièce est bruyante (le bruit électrique) et le commissaire n'entend rien.
L'information est perdue.
Cette image est parfaite.
En conception électronique, nous vivons cela tous les jours. Nous avons des capteurs de température, de pression ou de lumière qui capturent des vérités physiques essentielles, mais ils le font avec une voix minuscule, de l'ordre de quelques millivolts (mV).
Pendant ce temps, le reste de votre circuit, les alimentations à découpage, les antennes WiFi voisines, ou même le simple bruit thermique, hurlent à pleins poumons.
Le résultat ? Votre processeur, qui attend un ordre clair, reçoit un brouhaha. Il ne peut distinguer le signal de la vérité du vacarme ambiant. C'est à ce moment-là que votre thermostat croit qu'il fait 300°C ou que votre système de sécurité déclenche une alarme pour un fantôme.
Pour vraiment saisir l'enjeu, oublions le commissariat et allons plutôt dans un endroit encore plus bruyant : un stade en plein concert.
Imaginez : vous êtes au cœur d'un stade plein à craquer. 80 000 personnes en délire.
Le drame ? L'ingénieur tend l'oreille, pousse les manettes... il n'entend qu'une bouillie sonore. La clameur de la foule couvre totalement les notes délicates du violon.
L'information, bien que cruciale, est inutile. L'enregistrement est raté.
On ne va pas demander au violoniste de jouer plus fort (on ne peut pas changer la physique du capteur).
On ne va pas non plus demander à 80 000 personnes de se taire (on ne peut pas arrêter le bruit du monde).
Non, on va utiliser la technologie. On va placer un micro de contact ultra-sensible directement sur le chevalet du violon.
Ce micro, c'est notre Amplificateur Opérationnel (AOP), la pièce maîtresse du conditionnement de signal.
Voici ce qu'il fait :
Désormais, l'ingénieur du son (le Processeur) entend parfaitement le solo. Il n'entend pas "HURLEMENT-note-HURLEMENT", il entend : "LA-SI-DO#...".
La décision peut être prise. Le solo est dans la boîte.
Sortons du concert pour revenir à notre circuit imprimé. Ce "micro + pré-ampli", l'Amplificateur Opérationnel (AOP ou Op-Amp), est probablement le composant analogique le plus polyvalent qui soit.
Le Super-Pouvoir de l'AOP : L'Amplification Différentielle
Le secret de l'AOP, c'est qu'il n'a pas une, mais deux oreilles (deux entrées) :
L'AOP n'amplifie pas une tension. Il amplifie la différence entre ces deux entrées.
La formule de base est simple : Vout=G×(Vin+−Vin−)
Où G est le Gain (le "volume" de notre pré-ampli), que nous, concepteurs, fixons avec quelques résistances externes.
C'est exactement ce que nous voulons. On connecte la "vibration" de notre violon (le signal + du capteur) à l'entrée Vin+, et on utilise l'entrée Vin− pour écouter le "bruit" ambiant (la référence, ou masse du capteur).
L'AOP fait le calcul : "Quelle est la différence entre le son du violon et le son de la foule ?"
Et il n'amplifie que cette différence. Le bruit commun aux deux entrées est rejeté (c'est le fameux Taux de Réjection en Mode Commun - TRMC).
Plus que de l'Amplification : Le "Conditionnement"
Le terme "conditionnement de signal" est crucial. Nous ne nous contentons pas de "monter le volume". Nous préparons le signal pour qu'il soit parfaitement digestible par le processeur (ou son traducteur, le Convertisseur Analogique-Numérique - CAN).
Vous pouvez avoir le capteur le plus cher et le processeur le plus rapide du monde.
Si vous négligez le pont entre les deux, votre produit est sourd.
Le conditionnement de signal, c'est l'art de donner un micro de contact à la vérité dans une foule en délire. C'est transformer un murmure fragile de millivolts en une commande claire et indiscutable de Volts. C'est la différence entre un gadget qui devine et un instrument qui sait.
Vos données capteurs ont une valeur immense. Assurez-vous qu'elles soient entendues.
Vous avez un projet IoT ou un produit électronique qui semble "sourd" ?
Vous luttez pour extraire un signal fiable d'un environnement bruyant ?
Basé à Aix-en-Provence, D4U blog est plus qu'un conteur : c'est votre partenaire pour la conception électronique. Discutons de la manière dont nous pouvons donner de la voix à vos capteurs.
Contactez-moi pour un diagnostic de votre chaîne de signal
24/10/2025
Vous avez entre les mains un composant d'une puissance incroyable : votre microcontrôleur (MCU). C'est un cerveau de calcul, un génie capable d'exécuter des millions d'instructions par seconde, de piloter des logiques complexes et de prendre des décisions en une fraction de seconde.
Mais ce génie a un problème fondamental. Il est complètement isolé.
Il est enfermé dans une boîte noire, "aveugle", "sourd" et "insensible". Il ne comprend ni la chaleur d'une flamme, ni l'intensité de la lumière, ni la pression de votre doigt, ni le son de votre voix. Il ne parle et ne comprend qu'une seule et unique langue : l'électricité, et plus précisément, la tension (V).
Alors, comment ce cerveau peut-il "sentir" le monde qui l'entoure pour interagir avec lui ?
Il lui faut un traducteur.
Pour bien saisir ce concept, prenons l'exemple le plus intuitif :
un microphone.
C'est le traducteur parfait.
Le Phénomène Physique : Vous parlez. Votre voix crée une onde de pression dans l'air. C'est un phénomène physique, mécanique.
La Traduction : Le microphone "écoute" cette onde de pression. À l'intérieur, une membrane vibre et, par divers procédés (magnétique, piézoélectrique, à condensateur), il "traduit" instantanément cette vibration physique en un signal électrique dans un câble.
La Copie Électrique : Ce signal n'est pas aléatoire. C'est une "copie électrique" fidèle de votre voix.
Si vous parlez doucement, l'onde de pression est faible, et le signal électrique généré est de basse tension (faible amplitude).
Si vous criez, l'onde de pression est forte, et le signal électrique est de haute tension (haute amplitude).
Votre voix, un phénomène acoustique, existe maintenant sous forme de tension variable dans un fil, une langue que votre microcontrôleur (via un convertisseur analogique-numérique) peut enfin comprendre.
Ce que le microphone fait pour le son, d'autres capteurs le font pour tous les autres phénomènes du monde réel.
C'est le rôle exact du capteur, aussi appelé transducteur.
Son unique travail est de convertir une grandeur physique en une grandeur électrique.
Cette grandeur électrique peut être une tension, un courant, une variation de résistance,... L'intensité du phénomène physique (plus de chaleur, plus de lumière, plus de force) devient le "volume", ou plus techniquement, l'amplitude de cette grandeur électrique.
Quelques Exemples de "Traducteurs"
Dans presque tous les cas, le but final est le même : transformer la chaleur, la lumière, la force ou le son en un niveau de tension que le MCU peut mesurer.
Maintenant, vous comprenez pourquoi ce traducteur est si important. Le capteur est l'unique lien entre la réalité et votre système.
C'est là que se niche le risque le plus fondamental de toute conception électronique, résumé par un adage impitoyable : "Garbage In, Garbage Out" (Des déchets en entrée, des déchets en sortie).
Si votre "traduction" est mauvaise, tout ce que vous ferez derrière sera basé sur une information fausse.
Votre MCU, lui, exécute son code parfaitement. Il est logique. Si on lui envoie une tension qui signifie "18°C", il réagira en conséquence. Il ne peut pas "deviner" que le traducteur lui ment.
Toute l'intelligence de votre système, toute sa logique, tous vos efforts de programmation... tout cela s'effondre si l'information à la source est fausse.
Un capteur ne réfléchit pas, il ne devine pas, il n'analyse pas. Il traduit.
Sa mission première, et la plus critique, est de créer une copie électrique fidèle d'un phénomène physique.
Le choix du bon capteur, son intégration dans le circuit, et le traitement du signal qui suit (filtrer le bruit, amplifier un signal faible) ne sont pas des détails. C'est le fondement même d'un système intelligent et fiable.
De la sélection d'un capteur de pression pour un projet IoT à la conception d'une chaîne de mesure de précision, s'assurer de la fidélité de cette "traduction" est ma priorité.
Basé à Aix-en-Provence, D4U blog est votre conteur personnel pour transformer ces défis techniques en solutions robustes.
Et vous, quel phénomène physique avez-vous eu le plus de mal à "traduire" en un signal propre pour votre microcontrôleur ? Partagez votre expérience en commentaire !
18/10/2025
Un son, une température, un mouvement... Le monde qui nous entoure est une source continue et infinie d'informations. Ces phénomènes physiques sont de nature analogique : ils varient de manière fluide, comme une vague ininterrompue. Pourtant, les appareils qui dominent notre quotidien – smartphones, ordinateurs, objets connectés – ne parlent qu'une seule langue : le numérique, un langage binaire structuré en une succession de 0 et de 1.
Comment construire un pont fiable entre ces deux univers ? Comment s'assurer que la traduction d'une réalité physique complexe en une suite de chiffres est à la fois précise et pertinente ?
La réponse se trouve dans un processus fondamental en électronique : la chaîne d'acquisition de données. C'est la colonne vertébrale de tout système intelligent qui doit interagir avec son environnement. En tant que concepteur de produits électroniques à Aix-en-Provence, c'est un processus que je mets en œuvre au quotidien.
La chaîne d'acquisition est une séquence logique où chaque maillon a un rôle critique. Une défaillance ou une mauvaise conception à n'importe quelle étape peut compromettre l'intégrité de l'information finale.
Tout commence ici. Le capteur, ou transducteur, est le premier maillon de la chaîne. Sa mission est de convertir une grandeur physique (comme la pression, la lumière ou l'accélération) en un signal électrique, généralement une tension ou un courant. C'est la porte d'entrée, le seul point de contact entre le monde physique et notre circuit électronique. Il existe des milliers de types de capteurs, chacun spécialisé dans la détection d'un phénomène précis.
Nous explorerons le monde des capteurs et comment bien les choisir dans notre premier article dédié. [Article à venir]
Le signal brut issu d'un capteur est rarement utilisable tel quel. Il peut être extrêmement faible (de l'ordre du microvolt), décalé, ou présenter une impédance inadaptée pour les circuits qui suivent. L'étage de conditionnement sert à "préparer" ce signal. Ses rôles principaux sont :
C'est une étape d'ajustement cruciale pour garantir que le signal est dans une forme optimale pour la suite du traitement.
Nous verrons comment amplifier un signal sans le déformer dans notre deuxième article. [Article à venir]
Notre environnement est électriquement "bruyant". Le signal utile provenant du capteur est souvent pollué par des perturbations indésirables : le 50 Hz du réseau électrique, les interférences d'un moteur voisin, le bruit thermique des composants... Le filtrage consiste à nettoyer le signal en éliminant ces fréquences parasites. En utilisant des filtres (passe-bas, passe-haut, etc.), on s'assure de ne conserver que la bande de fréquences qui contient l'information qui nous intéresse vraiment.
L'art d'éliminer le bruit sera le sujet de notre troisième publication. [Article à venir]
Voici le cœur de la traduction. Le signal est maintenant propre et correctement calibré, mais il reste une vague continue. Le convertisseur analogique-numérique (CAN, ou ADC en anglais) va le transformer en une suite de nombres. Ce processus se déroule en deux temps :
À la sortie, la vague analogique est devenue un ensemble de points discrets, compréhensibles par un ordinateur.
Nous plongerons au cœur de ce processus fascinant dans notre quatrième article. [Article à venir]
Une fois le signal numérisé, il entre dans le domaine du logiciel. Un processeur, un microcontrôleur ou un circuit spécialisé (DSP) peut enfin l'exploiter. C'est à ce stade que les données brutes sont transformées en informations intelligentes. Le traitement peut consister à :
C'est l'étape finale où les chiffres se transforment en intelligence.
Nous conclurons notre série en explorant les possibilités offertes par le traitement numérique. [Article à venir]
Vous l'aurez compris, concevoir une chaîne d'acquisition performante exige une attention particulière à chaque étape. De la sélection du bon capteur à l'écriture de l'algorithme final, chaque décision a un impact sur la qualité du résultat. C'est cette rigueur qui permet de créer des objets connectés et des systèmes embarqués fiables et précis.
Je vous donne rendez-vous très bientôt pour la première étape de notre voyage : le capteur.
Et vous, quelle est la partie de cette chaîne qui vous semble la plus mystérieuse ou la plus critique dans vos projets ?
N'hésitez pas à partager vos réflexions en commentaire ou à me contacter directement si vous avez un projet électronique qui prend vie du côté d'Aix-en-Provence.
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